mercredi 29 août 2012

Le piment, un atout santé contre le cholestérol ?

Photo : F.Palli
Selon une récente étude menée par des chercheurs chinois, le piment serait une arme efficace contre le cholestérol et un atout, pour doper la santé du coeur. Des résultats obtenus chez le rongeur et qui restent à valider chez l'homme.

Si les spécialistes recommandent de ne pas manger trop souvent épicé, on prête plusieurs vertus aux piments et aux autres épices. C'est néanmoins un nouveau bienfait que viennent d'identifier des scientifiques chinois. Au cours d'une étude publiée dans la revue European Journal of Nutrition, ceux-ci ont découvert que le piment aurait la capacité d'abaisser le taux de cholestérol et de doper la santé cardiaque.

Pour arriver à cette conclusion, l'équipe basée à Hong-Kong ont suivi pendant six semaines des rongeurs qu'ils ont divisés en cinq groupes. Chacun a reçu ou non une dose bien précise de capsaïcine, le composé qui donne aux piments leur "force". Les résultats des analyses menées pendant l'étude ont ainsi révélé que les taux de cholestérol total, de triglycérides et de "mauvais" cholestérol dans le sang des rongeurs étaient réduits significativement avec l'ajout des composants du piment comparé au groupe témoin. Néanmoins, cet impact n'a pas pu être associé à une dose précise. Outre l'effet sur le cholestérol, les chercheurs ont d'ailleurs identifié un autre bienfait du piment.

La capsaïcine a également été associée à une réduction des concentrations des substances impliquées dans les inflammations, un facteur qui favorise l'apparition de problèmes cardiaques. "Dans cette étude, le groupe LD a subi un régime contenant 0,010% de capsaïcine, ce qui équivaut à 7 milligrammes par kilogramme de leur poids par jour. Etant donné ces chiffres, la concentration de capsaïcine utilisée pourrait permettre de réduire le cholestérol et l'activité vasculaire dans des conditions physiologiques normales", écrivent les scientifiques chinois qui tiennent toutefois à rester prudents.

En effet, comme le souligne le site nutraingredients-usa.com, les résultats n'ont été obtenus pour l'heure que chez des rongeurs. Il reste donc à savoir si ceux-ci peuvent être extrapolés à l'homme avant d'envisager une quelconque utilisation de ces bienfaits.

jeudi 16 août 2012

Gratin de légumes au curry


Ingrédients pour Gratin de légumes au curry

75 g de champignons de Paris nettoyés et coupés
275 g de petits épis de maïs coupés en 2
100 g de pointes d'asperges coupées en 2
1 poivron vert coupé en lamelles épaisses
½ oignon coupé en rondelles épaisses
1 chou fleur, épluché et coupé en morceaux
De la chapelure
1 pot de sauce Mild Curry Patak's
1 c. à soupe de coriandre, pour la garniture

Préparation pour Gratin de légumes au curry

Préchauffez votre four th.6/200°C.

Dans un grand plat allant au four, ajoutez tous les légumes et mélangez-les.

Rajoutez le bocal de sauce Mild Curry Patak's et remuez bien.

Saupoudrez votre préparation avec la chapelure

Faites cuire dans un four pendant 40 à 45 minutes.

Si la chapelure se colore trop rapidement, couvrez le plat de papier aluminium.

Servir très chaud et garni avec de la coriandre.

CHAI (Thé Indien)


Ingrédients (pour 4 personnes) :

- 1 cuillère à soupe de gingembre frais râpé
- 10 'capsules' de cardamome
- 1 cuillère à café de cannelle
- 1 litre d'eau
- 4 dl de lait
- 1 dl de sucre
- 1/2 dl de feuilles de thé noir

Préparation :

Eplucher et râper le gingembre dans une casserole. Ajouter cardamome, clous de girofle et cannelle.

Verser l'eau et laisser cuire environ 10 mn.

Ajouter le lait et le sucre; laisser frémir 2 min. Y mélanger le thé. Enlever la casserole du feu, laisser infuser environ 5 mn.

Filtrer les feuilles de thé et les épices. Servir directement.


RIZ PILAF AU CITRON




INGREDIENTS

(pour 4 personnes)

400 g de riz basmati
3 beaux citrons
1 C à soupe de graines de moutarde
3 C à soupe de noix de coco râpée
1 petit piment vert (fort)
1 dizaine de feuilles de caloupilé
1 c à café de curcuma
Ghee ou huile Sel


PREPARATION

Faire d'abord cuire le riz à l'eau. L'égoutter, le laisser légèrement refroidir et y incorporer le jus des citrons pressés, le curcuma, la noix de coco râpée et le sel. Dans une sauteuse à fond épais, utilisez le ghee (ou l'huile), pour faire revenir 5 minutes les piments émincés (et préalablement vidés de leurs graines si vous ne souhaitez pas goûter à des saveurs trop fortes !), les feuilles de caloupilé et les graines de moutarde. Celles-ci doivent éclater.

Ajouter le riz et bien mélanger, délicatement. Couvrir et terminer la cuisson en remuant régulièrement pour que le fond n'attrape pas.

Il est également possible d'ajouter quelques noix de cajou concassées, que l'on fera revenir en même temps que le piment et les graines de moutarde. On peut même ajouter, ne serait-ce que pour la décoration, le zeste des citrons ou des feuilles de coriandre fraîche.

Aloo vada (beignets de pomme de terre)



Pour 4 personnes

500 g de pommes de terre
1 gros oignon
2 cuillerées à soupe d'huile de tournesol
1 cuillerée à café de graines de moutarde
1 cuillerée à café de pulpe d'ail
1 cuillerée à café de pulpe de gingembre
1/2 cuillerée à café de curcuma
1 cuillerée à café de paprika
1 bouquet de coriandre fraîche
Sel

Pour la pâte à frire

200 g de farine de pois chiche
4 pincées de bicarbonate de soude
3 pincées de curcuma
1 cuillerée à café de graines de cumin
1 cuillerée à café de paprika
Sel

Faire cuire les pommes de terre à l'eau. Les éplucher et les écraser à la fourchette.

Eplucher et émincer l'oignon.

Faire chauffer l'huile dans une poêle. Y ajouter les graines de moutarde, l'oignon, la pulpe d'ail et la pulpe de gingembre. Faire revenir pendant 5 mn à feu doux.

Ajouter le curcuma, le paprika, les pommes de terre et les feuilles de coriandre grossièrement hachées. Saler et mélanger bien.

Faire cuire pendant 5 mn et laisser refroidir.

Avec cette préparation, former des boulettes de la taille d'un petit citron.

Dans un saladier, mélanger la farine de pois chiche, le bicarbonate de soude, le curcuma, les graines de cumain, le paprika et du sel.

En mélangeant, ajouter un peu d'eau pour obtenir une préparation semi-liquide.

Plonger les boulettes dans la pâte à frire puis les déposer dans une assiette.

Préparer un bain de friture et y dorer les boulettes pendant 8 mn environ.

Les égoutter sur du papier absorbant.

Servir chaud avec du ketchup ou une sauce de votre choix.

Ne pas couvrir les beignets après les avoir cuits car ils risqueraient de ramollir.

dimanche 5 août 2012

Le fromage synthétique colonise de plus en plus nos assiettes…



Le fromage que l'on retrouve sur de nombreuses pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du gouda, du parmesan, du chèvre, de l’emmental ou de la mozzarella, est désormais le plus souvent un faux fromage. Il s’agit d’un ersatz composé de matière grasse, farine, levure, sel, amidon et autres exhausteurs de goût.
Ce fromage de synthèse dont l’huile de palme est généralement la matière grasse végétale n'a naturellement ni le goût, ni les qualités nutritionnelles du vrai fromage…
 
Les fromages à pâte dure sont de plus en plus remplacés par un fromage synthétique, appelé aussi « fromage analogue » qui est en plein développement. Il est apparu en 2007, avec la flambée du prix du lait mais il continue de se développer du fait de la crise économique et de faibles coûts de fabrication. 
 
La France est particulièrement concernée par ce phénomène car elle est le deuxième consommateur au monde de fromages, avec 24 kg par an et par habitant (l'emmental étant le plus utilisé) après la Grèce qui a une consommation moyenne de 30 kg (la feta représentant les trois-quarts des ventes). 
 
Une création américaine
 
Inventé par Cargill, un fabricant américain de produits pour l'industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays et basé dans le Minnesota, à Minneapolis, le fromage analogue se décline en deux types.
 
Le premier est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007. 
 
Le second appelé « Lygomme Tach Optimum » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410,412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. S'il ne l'est pas pour les consommateurs, ce lygomme coûte 60 % de moins pour les industriels que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) ! En plus, Cargill se glorifie cyniquement de favoriser la santé du consommateur car son lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher. 
 
On ne dispose d'aucune statistique précise sur les ventes de ces fromages car les industriels se font discrets sur le sujet. Mais selon un reportage réalisé par ZDF, une chaîne de télévision d'outre-Rhin, l'Allemagne en produit 100.000 tonnes par an (un dixième de sa production de "vrai fromage"). dont une grande partie est exportée vers le Sud, en particulier vers les pays arabes.
 
Aux Pays-Bas, une chaîne de télévision a fait le test, en faisant analyser plusieurs pizzas, lasagnes et autres produits du genre : la moitié (dont le célèbre cheeseburger de chez Mac Donald's !) était composée, au moins en partie, d'un ersatz de fromage.
 
Une pratique trompeuse
 
Le fromage analogue n'est pas réservé aux professionnels mais se trouve aussi dans les gondoles de nombreux supermarchés, notamment au rayon pizzas (à la mozzarella, "quatre fromages", etc.) ou à celui des  fromages râpés. Si des sachets de 100 ou 200 g de fromage râpé contiennent souvent de l'authentique fromage, les gros conditionnements (500 g, 1 kg ou plus), notamment les moins chers (les plus chers sont généralement faits de vrai fromage), n’ont pas grand chose à voir avec ce que peut produire une vache… 
 
Ces produits sont naturellement importés en France notamment à travers les pizzas congelées. Les Allemands sont les premiers producteurs de pizzas surgelées et les Français sont les premiers consommateurs européens de pizzas avec 10 kilos de pizza par an et par habitant...
 
La Commission Européenne a autorisé l'emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l'étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va connaître le galactomannane et le carraghénane ?
 
Le consommateur ignore donc la plupart du temps qu'il a affaire à une imitation et se fie la plupart du temps à l'image qui apparaît sur l'emballage. Ces produits ne contenant qu'une faible proportion de fromage, doivent d’ailleurs être dénommés "spécialité fromagère" et non "fromage".
 
Et à l'heure où les producteurs de lait doivent se soumettre aux normes européennes, côté installations techniques, il serait judicieux de veiller à ce que les produits transformés soient également aux normes européennes en termes de qualité et d'appellation. Mais la commission européenne ne semble pas pressée d’harmoniser les règlementations et d’exiger l'affichage en clair de la liste des ingrédients et leurs origines.
 
Il est dangereux de tromper ainsi le consommateur car si selon les fabricants, il n’y a pas de lactose ni de graisse saturée, c’est cependant du « fromage » sans calcium. Quand on sait que le calcium est l’élément le plus abondant de l’organisme (le corps d’un adulte en contient plus d’un kilo, dont 98 % dans le squelette) et qu’il est nécessaire pour la bonne croissance osseuse des enfants et adolescents, il est clair que l’absorption de ce faux fromage n’apporte rien de bon pour la santé…