mercredi 27 février 2013

Obtenir de la viande sans abattre les animaux



« Nos scientifiques ont appris à cultiver de la viande artificielle. » Cette nouvelle sensationnelle a été annoncée par les ingénieurs américains de la société Modern Meadow à la communauté scientifique. Ils ont présenté une technologie unique qui permet de produire de la viande artificielle.

Le processus est basé sur la production de fibres de viande à partir des cellules de tissus musculaires des animaux, prélevées par biopsie. Ensuite, les fibres sont compressées pour être cultivées dans un bioréacteur. Les inventeurs de la machine, qui confère la forme d’un pavé de viande hachée à la matière première de départ, lui ont attribué le nom cocasse d’imprimante. Et ils appellent la matière première encre biologique. Cela pourrait offrir au monde un avenir sans violence envers les animaux. Modern Meadow souhaite également produire du cuir de cette manière.

L’idée en elle-même est admirable. On peut s’imaginer le nombre de vies animales épargnées par cette viande et ce cuir artificiels. De plus, la production de viande en laboratoire est bien plus écologique que dans les fermes d’élevage. Et il est tout à fait possible que cette méthode soit bien moins coûteuse que le cycle complet de production de viande naturelle, à savoir l’élevage des animaux, leur engraissement, puis leur abattage, leur transport, etc.

Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), en 2012, 320 millions de vaches, 1,4 milliard de cochons et 55 milliards de poulets ont été envoyés à l’abattoir. Modern Meadow s’est fixé pour but de réduire ces chiffres. Qui plus est, s’il y a effectivement production de viande artificielle, l’aspect éthique de la mise à mort des animaux sera écarté et le nombre de consommateurs potentiels (chez les végétariens) augmentera sensiblement.

Peter Thiel, un des premiers à avoir investi dans Facebook et co-fondateur de Paypal, aurait, selon certaines sources, placé environ 350 000 dollars dans ce projet. Peter Thiel n’est pas du genre à jeter de l’argent par les fenêtres et choisit avec soin les projets qu’il finance. On peut donc supposer qu’un avenir radieux attend Modern Meadow. La combativité des inventeurs est aussi soutenue par l’association de défense des droits des animaux PETA, qui a proposé un prix d’un million de dollars à la première entreprise qui lancerait la production de poulet synthétique.

Cependant, les répercutions sur l’homme de la consommation de viande artificielle sont encore inconnues. On ne sait pas encore si les nombreux végétariens seront prêts à un tel compromis. La diététicienne Marina Tsapovitch a donné son avis à La Voix de la Russie :

« Je pense que seuls le temps et des examens méticuleux de ce produit pourront lui donner carte blanche. Personne ne sait quels effets cette « viande » aura sur notre santé après 10-15 ans, et même sur les générations futures. Nous nous souvenons tous bien de la liesse générale provoquée par les premiers produits OGM. Et maintenant, nous faisons attention à ce que ce « chef-d’œuvre » du progrès scientifique ne se retrouve pas dans nos assiettes. La pratique montre que seuls les produits naturels sont bons pour notre santé et nous aident à rester jeunes et pleins de vitalité. Je m’intéresse à ce produit, mais je ne pense pas que je recommanderai un jour cette viande à mes patients. »

Piotr Chtchekalev, végétarien et chef du projet « Pichtcha dlia razmychlenii » (nourriture de l’esprit), est également sceptique :

« Personnellement, je pense que c’est absurde, parce que ceux qui refusent la viande refusent aussi ses substituts et ceux qui aiment la viande vont prendre cela pour une offense. Il se peut que ce produit permette d’atteindre le compromis nécessaire dans les familles où les époux ont des points de vue différents sur la nourriture, mais sans plus. »

Le temps montrera si cette viande artificielle révolutionnera le monde de l’alimentation ou si cette idée mourra dans l’œuf si les consommateurs ne répondent pas à cette offre. Qui vivra, verra.

Aliona Rakitina
source

mercredi 20 février 2013

L'AUBERGINE


Un légume particulièrement digeste, bien pourvu en fibres. 
Facilite la digestion. Prévention contre le cancer du côlon. 
Puissant antioxydant. Fort peu calorique, c'est aussi un aliment rassasiant. 
Contre l'hypertension artériel, compte tenu de ses effets diurétiques...

mardi 19 février 2013

Régime végétarien diminue le niveau de cholestérol



Les chercheurs de l'université de Toronto ont découvert que le cholestérol peut être abaissé à l'aide d'une alimentation à base de plantes et de céréales.

Cette approche a été testée sur un groupe de 400 bénévoles avec un cholestérol élevé.
 
Ils étaient divisés en trois groupes. Le premier avait un régime avec un faible niveau de gras saturés. Mais le deuxième et le troisième groupe ont testé deux versions de régime végétarien. Au total, les bénévoles ont été sur un régime alimentaire pendant une période de 6 mois.

Après cela, les gens du premier groupe ont eu une réduction dans le niveau de lipoprotéines à basse densité, ou “mauvais cholestérol“, une moyenne de 8 milligrammes par décilitre. Mais le deuxième et le troisième groupe avaient une baisse du cholestérol au niveau de 24 et 26 milligrammes par décilitre, respectivement. Par ailleurs, au début de l'étude le niveau était généralement environ 170 milligrammes par décilitre, tandis que dépassant le niveau de 160 milligrammes a été considéré comme élevé.

Le régime alimentaire était à base de plantes et de graisses naturelles incluses dans la forme de noix, graines et céréales complètes. Grâce aux plantes, le régime alimentaire ne contient pratiquement pas de cholestérol. Les scientifiques ajoutent que dans le but d'atteindre les résultats on a besoin d'adhérer à un régime végétarien sans aucune indulgence.

Amandes sont bonnes pour les diabétiques



Le diabète est largement déclenché par un mauvais mode de vie. Afin de prévenir et contrôler le diabète, il y a des choses faciles que vous pouvez faire,comme manger des amandes chaque jour sur une base régulière.

“Manger des amandes peut réduire le mauvais cholestérol et améliorer la sensibilité à l’insuline. Ainsi, il peut réduire le risque du diabète“, a déclaré Ritesh Gupta, chef des opérations cliniques de C-Doc à l'hôpital de Fortis, selon Times of India.

Le diabète survient parce qu'une personne manque l’hormone de l'insuline qui contrôle la glycémie. Les symptômes sont des maux de tête, sentir souvent la soif surtout pendant la nuit, et la miction excessive.

"Une poignée d'amandes contient 164 calories et 7 milligrammes de protéines, ce qui vous fait vous sentir rassasié plus longtemps et vous aide à contrôler le désir de manger. Amandes aussi aident dans la formation des os solides chez les enfants“, a déclaré M. Gupta.

L'équipe de recherche à l'université de médecine et dentisterie du New Jersey, université de West Chester, en Pennsylvanie et l'université de Loma Linda en Californie, affirme également que la consommation régulière d'amandes peut contrôler le diabète.

“Un régime alimentaire composé de 20 % de calories, comme la consommation d'amandes pendant 16 semaines, pourrait effectivement améliorer la sensibilité à l'insuline et montre une amélioration clinique significative dans les taux de cholestérol LDL chez les adultes souffrant de pré diabète“, ont écrit les chercheurs.

lundi 18 février 2013

Ce qui arrive dans votre corps 30 minutes après avoir bu un Coca….



Soleil, chaleur, gorge sèche. Votre main se referme sur la canette en fer-blanc, glacée, et constellée de petites gouttes d’eau.
Vous faites pivoter l’anneau du couvercle…« Pshhht ! », c’est le soulagement.
Le liquide pétillant s’écoule à flots dans votre gorge. Le gaz carbonique vous monte au nez,vous fait pleurer, mais c’est si bon ! Et pourtant…

Une dizaine de minutes plus tard
La canette vide, vous avez avalé l’équivalent de 10 morceaux de sucre ! [1] En principe, vous devriez vomir d’écœurement [2] Mais l‘acide phosphorique contenu dans la boisson gazeuse masque le sucre par un goût acidulé, donnant ainsi l’illusion de désaltérer. [3]
Après une vingtaine de minutes
Votre taux de sucre sanguin augmente brutalement, mettant une première fois votre organisme à l’épreuve.Votre foie s’emballe, sécrète de l’insuline en masse. Celle-ci est malgré tout vitale, elle seule peut permettre de transformer l’énorme surplus de sucre que vous avez dans le sang en graisse, ce que votre corps est mieux capable de supporter. En effet, il peut stocker la graisse, certes, sous forme de bourrelets disgracieux, mais provisoirement inoffensifs, tandis que le glucose est pour lui un poison mortel lorsqu’il est en haute dose dans le sang. Seul le foie est capable de stocker le glucose mais sa capacité est très limitée.
Après une quarantaine de minutes
La grande quantité de caféine présente dans le Coca est entièrement absorbée par votre corps. Elle dilate vos pupilles et fait monter votre pression sanguine.
Au même moment, les stocks de sucre dans votre foie saturent, ce qui provoque le rejet du sucre dans votre sang.
Après ¾ d’heure
Votre corps se met à produire plus de dopamine. Il s’agit d’une hormone qui stimule le « centre du plaisir » dans le cerveau. Notez que la même réaction se produirait si vous preniez de l’héroïne.
Et ce n’est pas le seul point commun entre le sucre et les drogues. Le sucre peut également provoquer une dépendance. A tel point qu’une étude a démontré que le sucre était plus addictif que la cocaïne. [4] Ce n’est donc pas un hasard si « l’accro » qui s’apprête à boire son Coca est aussi fébrile qu’un narcomane en manque.
Après 1 heure
Vous entrez en chute de sucre (hypoglycémie), et votre niveau d’énergie, aussi bien physique que mental, s’effondre.
Pour éviter cette cascade de catastrophes, la seule véritable solution est de boire de l’eau.
« Je ne suis pas une plante verte ! »
Il est difficile de se remettre à boire de l’eau quand on s’est habitué pendant des années à des boissons sucrées ou du moins composées (café, thé, vin, bière…).
On croit ne plus pouvoir se contenter du goût fade de l’eau. « Je ne suis pas une plante verte ! » ; « L’eau, c’est pour les bains de pied ! » s’amuse-t-on à dire à table en empoignant la bouteille de vin rouge.
En réalité, le mal est souvent plus profond qu’une affaire de goût. Les personnes qui rechignent à boire de l’eau sont souvent des personnes qui n’ont pas vraiment soif. Et si elles n’ont pas soif, c’est parce que, généralement, elles manquent d’exercice physique.
Lorsque vous avez bien transpiré, au travail ou au sport, boire plusieurs verres d’eau n’est pas seulement une nécessité – c’est un suprême plaisir.
Ma prévenante maman m’avait inscrit avec mon grand frère dans un club de judo. Nous étions quarante garnements dans une salle municipale de 30 mètres carrés éclairée au néon et garnie de tatamis, qui n’était aérée que par un étroit vasistas. Après un intense échauffement où nous devions sauter, courir, puis faire des séries de pompes et d’abdominaux, le professeur nous faisait enchaîner les prises, combats debout et au sol, avant de terminer (c’était le meilleur moment !) par une grande bataille de « petits chevaux » où, monté sur le dos d’un camarade, il fallait précipiter les autres par-terre.
A la fin du cours, rouges, soufflants, suants, nous nous élancions vers les vestiaires où se trouvaient, au dessus de grandes vasques attenantes aux urinoirs, des robinets-poussoirs d’où sortait de l’eau chaude mais, en ces moments, si savoureuse ! L’affreuse odeur des latrines n’empêchait aucun d’entre nous de s’en remplir l’estomac avec délice. Les plus pressés appliquaient directement leur bouche sur le robinet, tandis que les autres, plus civilisés, formaient une cuvette avec leurs mains et lapaient sans reprendre haleine le précieux liquide. Je n’ose penser à la quantité de mucus et de microbes qui s’échangeaient à cette occasion.
Toujours est-il que je ne me souviens pas avoir jamais bu meilleure boisson que l’eau des cabinets de notre club de judo.
Pourquoi arrêter le Coca
Réfléchissez-y. Après l’effort, vous pouvez aussi avoir envie de boire un Coca-Cola ou une bière bien fraîche, mais vous vous rendrez compte que cela ne vous procure pas un plaisir aussi intense que l’eau. L’eau est le plaisir suprême quand on a vraiment soif, de même que, lorsqu’on a faim, lors d’une grande promenade en montagne par exemple, il n’y a rien de tel qu’un saucisson, qu’on ne touchera plus une fois rentré à la maison et repris le rythme habituel.
Mais il n’y a pas que le plaisir. Boire de l’eau réduira votre consommation de toutes les substances néfastes qu’on trouve dans les sodas, à commencer par :
  • l’acide phosphorique, qui interfère avec le métabolisme du calcium, et cause de l’ostéoporose ainsi qu’un ramollissement des dents et des os ;
  • le sucre, facteur de diabète, maladies cardiovasculaires, inflammation chronique, arthrose, cancer ;
  • l’aspartame : il y a plus de 92 effets secondaires liés à la consommation d’aspartame, dont les tumeurs cérébrales, l’épilepsie, la fragilité émotionnelle, le diabète ;
  • la caféine, qui provoque tremblement, insomnie, maux de crâne, hypertension, déminéralisation et perte de vitamines.
Sans compter que l’acidité du Coca-Cola est désastreuse pour les dents. Avez-vous déjà remarqué comme vos dents sont râpeuses après avoir bu du Coca-Cola ? Plus acide que le jus de citron, il peut-être utilisé pour décaper les pièces en métal (faites l’expérience de laisser une pièce sale de 50 centimes pendant une demi-heure dans un verre de Coca). L’émail de vos dents devient poreux, jaunâtre, grisâtre lorsque vous buvez souvent du Coca-Cola et c’en est la conséquence.
Inutile enfin, de parler des effets sur l’obésité : surtout chez les enfants, la consommation de sodas augmente le risque de 60 %. Il n’y a aucune bonne raison de faire boire des sodas à vos enfants, sauf si vous voulez
  • augmenter leur risque de diabète ;
  • augmenter leur risque de cancer ;
  • leur créer une dépendance au sucre.
Alors voilà une bonne source d’économies en ces temps difficiles : ne plus laisser aucune boisson sucrée franchir le seuil de votre maison. Et réapprendre à boire de l’eau : commencez votre journée par boire un grand verre d’eau, avant même le petit-déjeuner. Vous ferez un merveilleux cadeau à vos reins, eux qui travaillent si dur à nettoyer votre sang toute la journée. Ils seront plus sains, plus propres, et vous vous sentirez en meilleure forme.
A votre santé !
Jean-Marc Dupuis

Sources :
[1] Quantité de sucre dans le coca-colahttp://www.meax.fr/post/quantite-de-sucre-dans-le-coca-cola.html

samedi 16 février 2013

Recettes bouchons réunionnais.


Ingrédients : (30 bouchons) -

Un sachet de pâte Won-Ton >> A faire >> recette en bas du post ou à acheter chez le chinois.

450 g de porc haché
1 cuillère à soupe de poudre de manioc
1/4 de tasse d'eau
1 botte d'oignons verts
sel, poivre
1 oeuf pour le pliage

Mélangez la viande hachée, les oignons verts finement hachés et la poudre de manioc préalablement mélangée à l'eau. Salez et poivrez légèrement.
Badigeonnez les bords de la pâte avec de l'oeuf battu.
Joignez vos doigts de la main comme si vous teniez un tuyaux puis posez un carré de pâte sur votre main.
Déposez une cuillère à soupe de farce au milieu de la pâte won-ton puis rabattez la pâte et resserrez avec vos doigts sans la refermer complètement.
Placez les bouchons sur une planche, laissez-les à découvert au congélateur pour les faire figer, puis emballez le tout dans un sac en plastique.
Pour la cuisson, les cuire à la vapeur 15 mn environ.
Vous pouvez accompagner les bouchons avec de la sauce soja, ou du piment chinois. (sauce chili avec un peu de zeste de combava rapé)



La pâte Won-Ton 

(environ 60 feuilles)

Ingrédients :
500 g de farine
1 cuillère à café de sel
200 ml d'eau (3/4 de tasse)
2 oeufs battus

Préparation : 
Versez la farine dans un grand bol, creusez un puits au centre, ajoutez le sel, l'eau et les oeufs.
Mélangez les ingrédients et pétrissez jusqu'à obtenir une pâte homogène pendant une dizaine de minutes.
Divisez cette pâte en 4 morceaux égaux.
Sur une surface légèrement farinée, roulez ces morceaux de façon à obtenir. des carrés de 4 cm à 5 cm de côté, en une couche fine de 1/8 de centimètre.
Utilisez un couteau à lame tranchante pour égaliser les côtés.
Durant le temps de la préparation, couvrez-les d'une serviette humide.

Bol Renversé



Ingrédients (pour 4 personnes) :


- 3 blancs de poulet
- 4 portions de riz blanc cuit (1 portion par personne)
- 4 oeufs entiers
- 1 petit chou chinois (ou petsaï)
- 2 carottes moyennes
- 1 boite de champignons de Paris ou quelques champignons noirs déshydratés
- 3 gousses d'ail épluchées
- sel, poivre, sauce soja , sauce d'huîtres, fécule de mais

Préparation de la recette :


Émincer les blancs de poulet, les saler, poivrer
Émincer le chou chinois, couper les carottes en rondelles fines
Faire tremper les champignons noirs dans de l'eau chaude, puis les couper en lamelles. Écraser les gousses d'ail.
Cuisson : faire revenir les morceaux de poulet dans un peu d'huile chaude. Ajouter les légumes (chou chinois, carottes, champignons) ainsi que l'ail écrasé.
Mélanger dans un bol 2 cuillères à soupe de sauce soja, 2 cuillères à soupe de sauce d’huîtres, 2 cuillères à soupe d'eau et 1 cuillère à soupe de fécule de maïs.
Verser ce mélange sur le poulet et les légumes, laisser mijoter à feu vif pendant 3 minutes.
Dans une autre casserole, faire cuire les 4 oeufs au plat et les réserver de côté.
Comment servir cette préparation :
- prendre 4 bols
- y verser d'abord l'oeuf au plat, puis les légumes et poulet en sauce et en dernier le riz
- bien tasser le tout au fond du bol
- poser une assiette sur chaque bol à l'envers et, devant chaque convive, retourner délicatement l'assiette et le bol sans les séparer. Tourner le bol en le soulevant doucement, afin de faire sortir la préparation sans qu'elle ne s'écroule.

La Tarte au roquefort



Fabuleux roquefort, l’un des fromages les plus connus et parmi les plus appréciés des Français, il est l’un des fleurons de la gastronomie française et son histoire et sa multitude de variétés font de lui l’un des miracles de la gourmandise à la française. Son goût inimitable, sa force alliée aux saveurs doucereuses issues des moisissures nobles font aussi de lui l’un des fromages parmi les plus incompris par ceux qui ne sont pas nés dans la douce France. Petit arrêt sur une légende culinaire…

Ses origines se perdent dans l’histoire de l’antiquité, et la légende veut qu’il fût créé par un simple berger plus occupé à courir les jupons que de s’occuper de ses brebis. C’est en oubliant son casse-croute composé de fromage et de pain, à un moment où une belle avait détourné son regard de son déjeuner, qu’il découvrit plus tard dans la grotte où il l’avait laissé, son fromage transformé en roquefort, lePenicillium roquefortis’était développé… Intrigué, il aurait goûté, trouvé cela délicieux et recommencé… Derrière la légende dont le fond hasardeux est probablement vrai, nous savons seulement que la région fut peuplée par les Ruthènes, huit siècles av. J-C et que les Romains, dont Pline, évoquaient les fromages de cette partie de la Gaule (plus tard l’Occitanie). Une autre légende dit que Jules César lui-même aurait apprécié un fromage bleu produit dans les parages !

Il faudra cependant attendre le Moyen Age, notamment l’époque de Charlemagne, pour que le fromage commence à faire parler de lui. Nous découvrons la première trace écrite en archives, en l’an 1070, qui évoque la livraison par la cave de Roquefort de fromages du même nom au monastère de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques. Cette notoriété naissante est confirmée sous les règnes de connaisseurs de fromages, les rois Charles VIle Fol, et son fils Charles VII le Bien Servi, celui que Jeanne d’Arc sauva en lui permettant de reconquérir son royaume sur l’ennemi héréditaire anglais. Charles VI accorde même un privilège en juin 1411 pour l’exclusivité de production et d’affinage de ce fromage, privilège confirmé par son fils.

Son excellence et sa célébrité ne pouvaient manquer de faire des envieux, aussi le fromage est-il plagié à de nombreuses reprises et doit faire l’objet d’interventions juridiques, notamment du Parlement de Toulouse en 1666, punissant lourdement les « faussaires du fromage de roquefort». Désormais sa gloire est assurée, Diderot lui-même, l’encyclopédiste et rappelons-le, l’invité de la Grande Catherine II en Russie entre 1773 et 1774 le qualifie de « Roi des fromages». Sa notoriété va s’exporter et s’exporter très loin, portant le renom des terroirs français, comme les vins de Bourgogne ou de Champagne jusqu’aux Etats-Unis, au Japon, en Russie et dans le monde entier. Il fut reconnu en 1925 en étant le tout premier fromage français à recevoir une Appellation Contrôlée, suivie d’une AOC (appellation d’origine contrôlée) en 1979 et d’une AOP (appellation d’origine protégée) en 1996.

Au départ très restreinte, son aire d’appellation a été définie par un décret de 1987 qui a autorisée sa production sur l’étendue de 20 départements français mais avec une zone de collecte du lait de brebis restreinte à seulement 6 départements (Lozère, Aveyron, Tarn, Aude, Hérault, Gard). Toutefois, le cœur véritable des meilleurs produits se trouve toujours dans le village de Roquefort et de ses environs, dans l’Aveyron, où se visitent toujours les célèbres caves d’affinage. Il existe de nombreuses caves productrices du roquefort qui proposent leurs propres fromages, notamment celles appartenant aux fabricants Société, Coulet ou Papillon, et selon les caves et les maîtres-affineurs, le goût peut se révéler extrêmement différent, c’est là tout un art.

Mais le roquefort fut également à partir de 1999 le sujet « d’attaques américaines » ainsi que d’autres fromages français au lait cru, sous fond de lutte et de dénonciation en France de la « malbouffe » par des figures politiques françaises, telles que celle de José Bové. Cette lutte visait particulièrement les Fastfoods américains avec en ligne de mire le géant McDonald’s. Après 10 ans de bras de fer, le président Obama a mis fin à la querelle ordonnant de relâcher la pression sur les fromages français et le fameux roquefort. A l’autre bout de la planète, en Russie, le fromage est apprécié et il est très facile de se procurer un morceau de roquefort dans la plupart des grandes surfaces des grandes villes, notamment dans les magasins Auchan très bien implantés dans la capitale.

Ce fromage emblématique a fait l’objet de la part de la gastronomie française de multiples recettes, et nous vous proposons aujourd’hui une recette simple et facile à réaliser qui régalera les papilles de votre famille ou de vos invités. Sous cette forme, les Russes en particulier, mais aussi beaucoup d’autres étrangers à la France, viendront plus facilement à le déguster. Car c’est un fromage qui a également en dehors des frontières de l’Hexagone, la réputation fausse d’être « fort », peut-être à cause de son nom, mais qui est loin en fait d’être si puissant que l’aspect le laisse croire. Car entre le fumet et la bouche, entre l’œil et les papilles, comme pour un bon vin, les différences s’étalent et se croisent.

En matière de vins, contrairement à une légende aussi très répandue, nous vous conseillerons d’ouvrir une bouteille d’un vin blanc doux, notamment un Sauterne, un Coteau du Layon ou même un excellent Tokaji Aszú hongrois. Le roquefort se prête très facilement à d’autres recettes, en salade, crêpes, tourtes, sauces etc.

Préparation :
10 minutes – Cuisson : 40 minutes

Ingrédients :
1 pâte brisée, 120 g de roquefort, un quart de litre de lait, 4 œufs, 200 g de crème fraîche, 200 g de gruyère râpé, sel et poivre.

Faites préchauffer votre four à une température de 220°, jusqu’à qu’il soit bien chaud,
Dans un plat à tarte étalez la pâte brisée sur du papier sulfurisé,
Piquez le fond de tarte avec une fourchette,
Émiettez votre roquefort sur le fond de la tarte,
Dans un saladier, battez les œufs au fouet ou avec un mixeur et mélangez ensuite le lait, la crème fraîche, le sel et le poivre,
Versez la préparation dans le plat à tarte sur le roquefort et saupoudrez de gruyère râpé,
Faîtes cuire entre 30 et 40 minutes selon votre four, puis servez la tarte chaude accompagnée d’une salade verte, ou d’une salade de pissenlit.
Vous pouvez également pour les gourmands mettre plus de roquefort, et d’autres fromages conviennent également à cette recette, notamment un simple bleu d’Auvergne, un bleu des Causses, un Saint Agur. La recette peut aussi être agrémentée d’autres ingrédients : jambon fumé, asperges, poireaux, noix, tomates cerises, elle ne trouvera sa limite que dans votre propre imagination ! Bon appétit !

Laurent Brayard

jeudi 7 février 2013

BEIGNETS D'AUBERGINE(bringelle)


Les ingrédients:

- 1 moyenne aubergine,
- 250g de farine,
- Un petit bouquet de coriandre(coton mili),
- Graines de cumin(ti paille,l'ani),
- Une pincée de safran,
- Sel,
- Un peu d'eau

La préparation:

Faire une pâte à beignets avec tout les ingrédients: dans un saladier mettre la farine,rajouter les graines de cumin,le sel,le safran et la coriandre émincée. Rajouter l'eau pour faire une pâte homogène. Faire frire dans une poêle d'huile à feu moyen puis servir chaud.

mercredi 6 février 2013

L'ail s'avère 100 fois plus efficace que les antibiotiques et agit en un temps record



Une découverte significative de l'Université de l'État de Washington montre que l'ail est 100 fois plus efficace que deux antibiotiques populaires pour combattre des maladies causées par des bactéries responsables de toxi-infections alimentaires.

Leur travail a été publié récemment dans le Journal de Chimiothérapie Antimicrobienne, une suite des précédentes recherches de l'auteur dans Microbiologie Appliquée à l'Environnement qui a démontré de manière concluante qu'un concentré d'ail était efficace pour inhiber la croissance de la bactérie Campylobacter jejuni.

L'ail est probablement l'un des plus puissants aliments naturels. C'est l'une des raisons pour laquelle les gens qui suivent un régime méditerranéen ont des vies aussi saines et longues. L'ail est aussi très performant en laboratoire de recherche.

« Ce travail me passionne beaucoup parce qu'il montre que ce composé a le potentiel de réduire des bactéries pathogènes de l'environnement et de nos aliments » a dit Xiaonan Lu un chercheur docteur en sciences et auteur principal de l'article.

L'une des découvertes les plus intéressantes est que l'ail augmente le niveau global d'antioxydants dans le corps. Scientifiquement connu sous le nom d'Allium sativa, l'ail est célèbre dans l'histoire pour sa capacité à combattre les virus et les bactéries. Louis Pasteur a remarqué en 1858 que les bactéries mourraient quand elles étaient arrosées d'ail. Depuis le Moyen-Âge, l'ail a été utilisé pour guérir les blessures, broyé ou en tranches et appliqué directement sur les blessures pour inhiber la propagation de l'infection. Les russes nomment l'ail, la pénicilline russe.

« C'est la première étape vers un développement ou une réflexion vers de nouvelles stratégies d'intervention », a dit Michael Kokel, co-auteur de recherches sur le Campylobacter jejuni pendant 25 ans.

« Le Campylobacter est une des causes bactériennes les plus fréquentes des toxi-infections alimentaires aux États-Unis et probablement dans le monde » a dit Konkel. Quelque 2,4 millions d'américains sont atteints chaque année d'après le Centre américain de Contrôle et de Prévention des Maladies, avec des symptômes comme de la diarrhée, des douleurs abdominales et de la fièvre.

Les bactéries sont également responsables dans presque un tiers des cas du déclenchement d'une maladie paralysante rare connue sous le nom de syndrome de Guillain-Barré.

Le disulfure de diallyle est un composé organosoufré dérivé de l'ail et de quelques autres plantes de la famille Allium. Il est produit pendant la décomposition de l'allicine libéré quand on écrase l'ail.

Lu et ses collègues ont observé la capacité du disulfure de diallyle à tuer les bactéries quand elles sont protégées par un biofilm visqueux (sécrété par la bactérie, NdT), ce qui les rend 1000 fois plus résistantes aux antibiotiques que les cellules bactériennes flottant librement. Ils ont découvert que le composé peut facilement pénétrer le biofilm protecteur et tuer les cellules bactériennes en se combinant avec un enzyme contenant du soufre, et de ce fait changer la fonction de l'enzyme et bloquer efficacement le métabolisme de la cellule.

Les chercheurs ont découvert que le disulfure de diallyle était aussi 100 fois plus efficace que les antibiotiques appelés érythromycine et ciprofloxacine et qu'il agit souvent en un temps record.

Deux travaux précédents publiés l'an dernier par Lu et ses collègues de l'université en Microbiologie Environnementale et Appliquées et en Chimie Analytique ont montré que le disulfure de diallyle et d'autres composés organo-sulfurés tuaient efficacement des pathogènes d'origine alimentaire tels que le Listéria Monocytogénès et Escherichia Coli O157 : H7.

« Le disulfure de diallyle peut être utile pour réduire le niveau deCampylobacters dans l'environnement et pour nettoyer le matériel de transformation industrielle de l'alimentation, car on trouve dans les deux cas la bactérie dans le biofilm » a dit Konkel.

« Le disulfure de diallyle pourrait rendre beaucoup d'aliments moins dangereux » a dit Barbara Rasco, co-auteur des trois derniers articles et conseillère de Lu pour son doctorat en sciences alimentaires. « On peut l'utiliser pour nettoyer les surfaces de préparation alimentaire et comme conservateur dans les aliments emballés comme les salades de pâtes et de pommes de terre, les salades de choux et de la charcuterie ».

« Ceci ne prolongerait pas seulement la durée de consommation mais réduirait aussi la croissance de bactéries potentiellement nocives » a-t-elle dit.

La substance naturelle peut aussi être obtenue sans l'introduction artificielle de produits chimiques dangereux qui perturberaient ses capacités de réduction des maladies.

Ironiquement, beaucoup de chercheurs pensent que les antibiotiques peuvent être l'un des nombreux facteurs qui contribuent à obstruer les intestins des jeunes enfants.


Traduit par Bistro Bar blog