dimanche 19 juillet 2015

Icaquier (Chrysobalanus icaco L.)







L'icaque est un  fruit qui tombe en désuétude, certains estimant qu'il est sans goût, quelque peu âpre voire acre, sucré salé.


Cette prune peut-être consommée fraîche, en sirop, confiture ou confite.

Cette icaque   présente un intérêt sur le plan de la médecine traditionnelle.

Eric et ses pommes cajou


Eric, le beau-frère de ma mère qui m'offre deux pommes cajou avant que je ne quitte la Guadeloupe.

Poule à la mangue


A gauche la préparation des haricots rouges, l'huile de maïs, une huile que l'on ne trouve plus à Carrefour France, et le fameux couteau chien.


La viande a mariné avec les épices : vinaigre et ou citron (lime, orange amère ou sûre), poivre, sel, persil, thym, cive, feuilles de laurier, clous de girofle, poudre de bois d'Inde, piment, ail, oignon.

Après quelques heures, tu fais roussir, soit avec un peu de sucre caramélisé, soit avec de la sauce de soja, ou simplement avec le suc du poulet.

Quand roussi, tu ajoutes l'eau et tu mijotes ton poulet.


La poule étant une chair coriace il faut compter entre 2 ou 3 heures de cuisson. 


La poule prend une jolie couleur


La poule en train de roussir


Les mangos fil (une variété de mangue). Dans ma famille pour les préparations culinaires, mes tantes utilisaient le mango vert (mango vè).





 En fin de cuisson on ajoute les morceaux de mangue et l'on fait cuire entre 15 et 20 minutes.

Anacardier ou pomme cajou









Photographié  dans la commune du Moule (quartier Lafontaine) en Guadeloupe, un anacardier ou un pommier cajou, qui produit des pommes cajou de couleur jaune.

Pour en savoir plus sur ce fruit 

Raisin des bords de mer (Coccoloba uvifera L.




Un fruit que l'on rencontre au bord des plages antillaises, celui-ci a été photographié sur une des plages de Schoelcher en Martinique.

Pour en savoir plus sur ce fruit : résinier bod lanmè

LE VARECH DE JACMEL SOURCE INEPUISALE D’ENERGIE


L’ayant déjà vu a Saint Jean du Sud, maintenant se sont les plages de Jacmel qui sont envahies par le Varech et que les marins pécheurs haïtiens aussi bien que la population se plaint ne comprenant pas encore l’apparition et les implications de l’arrivée de ces algues sur les côtes haïtienne.

Le réchauffement climatique, réchauffe aussi les profondeurs marines et l’apparition de ces algues en énorme quantité n’est qu’un des messages de ce qui va arriver sur cette planète et malheureusement Haïti étant un pays pauvre sera un des premiers à subir les conséquences.

A moins que !

Pour comprendre comment exploiter a notre profit ces milliers de tonnes d’algues marines qui arrivent sur nos plages, il faut premièrement savoir exactement ce que c’est le varech et à quoi on peut l’utiliser.

Au Japon, où l’on consomme volontiers des algues, le varech fait partie intégrante du régime alimentaire. En Europe et en Amérique du Nord, on en tire l'alginine, qui sert notamment de liant dans les charcuteries, la crème glacée et divers desserts. Les personnes végétariennes ou adeptes de l'alimentation naturelle incluent également des algues, dont le varech, dans leur menu.



On a longtemps eu recours au varech pour traiter l'hypothyroïdie ou les goitres, ainsi que pour prévenir la carence en iode. De nos jours, cette carence est pratiquement inexistante, notamment en raison du fait que le sel de table est systématiquement additionné d'iode. De même, l'hypothyroïdie et les goitres qui sont causés par une carence en iode sont très rares dans les pays développés.

L'acide alginique ou alginate, extrait du varech, fait souvent partie des ingrédients des antiacides destinés à contrer les effets des reflux gastriques (PEPTO BISMOL par exemple). Une fois dans l'estomac, l'alginate forme un gel en suspension qui contribue à en protéger les parois et à limiter les reflux acides vers l'oesophage. Cette substance, également appelée alginine, renferme des quantités négligeables d'iode.

Depuis des millénaires, on se sert du varech comme engrais, une pratique encore bien vivante de nos jours, notamment en Irlande et dans les îles autour de l'Angleterre. En Gaspésie, au Québec, on produit un engrais à base de varech très prisé en agriculture biologique.



Parce que l'iode contenu dans le varech pourrait augmenter le métabolisme en stimulant la thyroïde, cette algue est souvent ajoutée à certaines préparations censées faire perdre du poids. Elle est aussi vendue seule, sous forme de capsules. Elle est alors accompagnée d’une l’allégation prétendant que sa consommation peut contribuer à réguler le métabolisme. Cet usage est remis en question par la Commission E allemande. Aussi, les résultats d’une étude publiée en 1996 portant sur 39 patients obèses indiquent que le varech, comme adjuvant à un traitement amaigrissant, ne s'est pas révélé efficace.
Des données cliniques préliminaires laissent entendre que la prise de varech peut prolonger la durée du cycle menstruel et exercer des actions anti-ostrogéniques chez les femmes pré ménopausées. Des travaux menés in vitro et sur des animaux par les mêmes auteurs ont confirmé cet effet, ce qui selon eux pourrait expliquer en partie la moins grande prévalence de cancers hormoné dépendants chez les Japonaises.

Le varech peut accumuler les métaux lourds présents dans les océans. On a relevé des cas d'empoisonnements à l'arsenic résultant de la consommation de varech contaminé. De même, des cas de toxicité rénale et de neurotoxicose à la suite de la consommation de varech ont été attribués à une contamination en métaux lourds.

Le risque d'intoxication est particulièrement élevé pour les enfants et les femmes enceintes ou en cas de consommation prolongée. Soulignons toutefois qu'une analyse effectuée en 1999 par des chercheurs des centres hospitaliers universitaires de Québec et de l'Université Laval a révélé que le varech récolté dans le golfe et dans l'estuaire du Saint-Laurent, bien que riche en iode, n'était pas contaminé par des métaux lourds.



La teneur en iode du varech est très variable. Elle peut atteindre 600 µg par gramme d'algue tandis qu'une consommation excédant 150 µg d'iode par jour peut causer l'hyperthyroïdie ou l'hypothyroïdie. En effet, bien qu'on associe généralement un excès d'iode à l'hyperthyroïdisme, plusieurs études, effectuées surtout au Japon, démontrent qu'une consommation excessive d'algues (comme le font certains Japonais) peut aussi entraîner une hypothyroïdie. En effet, des sujets souffrant d'hypothyroïdie ont vu leur fonction thyroïdienne revenir à la normale à la suite d'une simple réduction de leur consommation d'iode.

Le contenu élevé en sodium du varech peut ne pas convenir aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale, ou consommant des diurétiques. Un cas d’arythmie cardiaque a également été rapporté chez une jeune femme obèse ayant consommé un supplément amaigrissant contenant du varech, du pissenlit et du boldo, mais le varech n’a pas pu être mis en cause de manière claire.

En ce qui me concerne, ne possédant pas les moyens techniques (laboratoire de transformation en Haïti), le ramassage des millions de tonnes de Varech peut nous aider a remplacer le charbon de bois dans la lutte contre le déboisement. Les faire sécher et mélanger avec les mêmes poudres de fabrication de briquette, le varech peut rentrer dans la fabrication a une proportion de 15%.

Imaginez un peu qu’on dépense en Haïti 450 millions de dollars annuellement à utiliser le charbon de bois et maintenant 67 millions peuvent venir directement de la mer en utilisant le varech pour fabriquer les briquettes.

Imaginez un peu que 70% des arbres coupés en Haïti finissent dans une boulangerie ou une blanchisserie, et bien 15% des 30 millions d’arbres coupe soit 4.5 millions d’arbres annuellement peuvent être remplacés par le varech en utilisant des briquettes et des fours écologiques.

Je finis bien par croire que si je sais tout ceci, d’autres en Haïti le savent aussi et la question que je me pose : pourquoi laissent-ils le pays aller a la dérive quand on a le pouvoir de changer les choses ???



Valme Georges

soupe z'habitants


Cuisson : 45 min 

Ingrédients : 

- 1 queue de porc salée, 200g de boeuf 
- 2 oignons, 3 gousses d'ail, 2 carottes 
- clous de girofle, 250g d'épinards 
- 3 pieds de cives,1 poireau 
- 2 feuilles de bois d'inde 
- 2 branches de céleri, 5cl d'huile 
- 4 pommes de terre 
- 1 morceau de giraumon 
- feuilles de pourpier 
- 100g de pois tendres 
- 1 morceau de malanga 
- 4 feuilles de chou 
- 100g d'igname, 
- piment, sel, poivre, persil 

* Nettoyez la queue de porc. Coupez-la en rondelles. Taillez le boeuf salé en petits dés. Faites cuire le tout dans une cocotte pendant 20 minutes. 
* Hachez cives et oignons. Faites revenir dans une cocotte contenant de l'huile. 
* Coupez en petits dés les légumes : carottes, pommes de terre, giraumon, pois tendres, malanga, igname. Émincez les poireaux, épinards, feuilles de pourpier et feuille de chou. 

* Versez dans la cocotte tous les légumes émincés. Laissez suer pendant 10 minutes. 

* Mouillez avec la moitié d'eau. Ajoutez le clou de girofle. Salez légèrement. Poivrez. Incorporez le bois d'inde, persil, thym. 

* Ajoutez le céleri, le piment, les queues, le boeuf salé et l'ail haché. Laissez cuire 20 minutes. Ajoutez les pommes de terre coupées en petits dés et laissez consommer 15 minutes. 

Soupe à Congo

Ingrédients :

250 gr de viande de boeuf salée 
250 gr de queues de cochon 
250 gr de viande de porc salée 

Morceaux d'igname blanche, jaune et malanga 
2 carottes  
1/4 de choux 
250 gr de giromon 
1 bouquet garni 
5 clous de girofle 
250 gr de pois d'angole 
250 gr de pois savon 
250 gr de pois boukoussou 

Préparation :

Dessalez la viande la veille 
Faire bouillir la viande 
Faire bouillir les pois 

Ajoutez la viande, les légumes coupés en morceaux, ajoutez les bouquets garnis, les oignons , et faire mijoter. Enfin de cuisson, ajoutez citron et ail.

Chobozo

photo : Laïka Occuly

Un plat que je ne connaissais pas et qui s'appelle le "chobozo". Je connaissais bien le matété, le calalou et autres soupes à Congo mais là ça a été une délicieuse première ! Haricots, dombrés, fruit à pain, porc, condiments...